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Le festival d’Art

Le Festival d’Art aura lieu cette année du 7 juillet au 9 septembre, au 2ème étage du Presbytère.  Il invite le public à cheminer du patrimoine à l’art contemporain, grâce à une exposition au Presbytère et dans l’espace public.

L’exposition est ouverte du mardi au dimanche, de 14h à 20h. L’entrée est gratuite.

 

 


2018

Eva Taulois, née en 1982 à Brest, elle vite et travaille à Nantes.  

Depuis sa formation à l’école des beaux-arts de Brest, Eva Taulois entretient un rapport multiple à l’art dans ses dimensions tant plastique, que technique et spatiale. Les oeuvres et expositions qu’elle conçoit depuis 2007 établissent des ponts entre des références à la sculpture, à la peinture, à l’architecture ou encore au design avec toujours une forte présence de la couleur et l’utilisation récurrente du tissu. En volume ou suspendues, au sol ou sur une estrade, seules ou disposées en ensemble, ses oeuvres créent une atmosphère dynamique et attractive, distillée par une myriade de motifs inspirés de l’art minimal et de l’abstraction.

Sa recherche artistique se fonde à la fois sur sa connaissances des avant-gardes du XXème siècle, sur une tendance contemporaine à reconsidérer les hiérarchies entre grand art et culture populaire (High & Low, Modern Art and Populaire Culture, exposition au MoMA de New York en 1990-1991), et son fort intérêt pour la matière, de l’acier au textile. Cette relation au matériau passe selon elle « par un apprentissage technique, une « habileté », qui passe elle-même par la rencontre avec la personne qualifiée ».

La relation avec les personnes détentrices de ces métiers est basée sur la volonté d’apprendre mais aussi d’engager un travail sur l’histoire et la mémoire : « De plus, c’est très joyeux de rencontrer ces gens ; je m’approprie en partie leurs connaissances pour transformer la matière et les procédés de fabrication autour d’elle. C’est comme cela que j’ai travaillé pour se savoir perdu (2010). J’étais en résidence aux Verrières de Pont-Aven et j’ai appris qu’au musée, les réserves contenaient des costumes traditionnels bretons, des coiffes amidonnées. J’ai commencé des recherches sur la technique d’amidonnage et ai pu rencontrer l’une des deux dernières repasseuses bretonnes. »(1) Extrait d’un entretien avec Sophie Lapalu, à consulter sur ddab.org

Le projet qu’elle propose pour Saint-Briac s’affranchit, à l’image de son travail récent, des catégories familières. Ce que le visiteur regarde : est-ce une peinture, une sculpture, une installation ?

L’ensemble tient-il des beaux-arts ou des arts décoratifs, ou encore d’une notion hybride qui conjuguerait les deux ? L’interrogation est redoublée par les tentatives toujours renouvelées d’expérimenter, d’associer technique et matériau hétérogènes, de se livrer à des jeux de forces contraires, de transposer les savoir-faire et pousser ceux-ci à leurs limites.

En guise de développement, Eva Taulois abolit la frontière entre dedans et dehors et, pour Saint-Briac, imagine un grand paysage. Celui-ci est composé, au deuxième étage de l’ancien presbytère, d’une famille d’oeuvres en cours comprenant des surfaces à contempler, de constructions à observer, d’inhabituels contenants colorés, en un savant mélange de motifs abstraits et paysagers. A l’extérieur, la proposition est entièrement nouvelle et consiste en la conception et la réalisation de volumes construits, combinant la double fonction de jardinières et d’assises, disposés en divers lieux de la commune dont le belvédère du Jardin Armel-Beaufils en surplomb de la baie du Béchet.

Par l’invitation faite à Eva Taulois, l’aide apportée à la production de ce que l’on peut considérer comme des prototypes, Saint-Briac poursuit son engagement à l’égard de l’art de notre temps tout en continuant à mener, après la formidable réussite des 111 Nuances de bleu de Christophe Cuzin, une réflexion sur les usages contemporains de l’espace public. L’exposition d’Eva Taulois a lieu du 7 juillet au 9 septembre, au Presbytère et dans divers lieux de Saint-Briac. Elle est organisée en partenariat par le Frac Bretagne et la commune de Saint-Briac.

2017

“Armel Beaufils, le regard des femmes”, une exposition conçue par Sharon Kivland. 

2ème et 3ème étages du Presbytère – du 1er juillet au 3 septembre.

Ouvert tous les jours (sauf le lundi) de 14h à 20h.

Commissaire d’exposition: Sharon Kivland, en partenariat avec le FRAC Bretagne.

Pour télécharger le plan-guide des œuvres d’Armel Beaufils dans Saint-Briac (compatible internet explorer) :  Plan guide

Armel Beaufils

Dans le cadre du 22 ème Festival d’Art, la commune de Saint-Briac sur Mer, légataire d’un fonds significatif d’œuvres du sculpteur Armel-Beaufils (1882-1952), confie à l’artiste Sharon Kivland la réalisation d’une exposition prenant appui sur cet ensemble. Les objectifs de ce projet consistent à mettre en valeur un fonds exceptionnel quoique méconnu, et à lier davantage les deux volets du Festival, « du patrimoine à l’art contemporain » en invitant des femmes artistes à créer, avec cette œuvre et par-delà le temps, une correspondance.

Armel Beaufils

Emile-Jean Armel-Beaufils est né à Rennes en 1882. Il suit les cours des Beaux-Arts de Rennes jusqu’en 1909 avant
d’intégrer l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, où il fréquente les ateliers de Merson, Mercié et Labatut. De la fin de ses études et jusqu’en 1951, il expose au Salon des Artistes Français où il obtient différentes récompenses. Il se marie en 1923 avec Suzanne Duvivier, elle-même artiste et qui signera ses œuvres Zannic Beaufils.

En 1929, alors qu’il bénéficie d’une notoriété qui s’étend bien au-delà de la Bretagne, il commence à travailler avec les faïenceries Henriot à Quimper. Sa production, en dehors des commandes publiques, est marquée par les thèmes de la Bretagne et de la figure féminine. Il travaille dans divers matériaux des sujets tirés de la tradition les Ouessantines, la Pennhérès de Plougastel) et des sujets (plus intimes puisés dans la vie balnéaire). La plage lui inspire des figures de baigneuses, de nageuses et de jeunes femmes en prise avec le vent, visages et silhouettes sensibles, empreints de grâce et d’élégance. Le sculpteur est attentif à l’harmonie des volumes et de la ligne, et privilégie la qualité formelle au pittoresque.

Armel-Beaufils a partagé sa vie entre Paris, où il a sculpté les reliefs du Ministère de la Marine en 1933, et Saint-Briac où il avait son atelier, Kan an Awel (La chanson du vent en breton). En 1976, sa veuve Zannic lègue à la commune de Saint-Briac-Sur-Mer toutes les œuvres d’Armel-Beaufils lui appartenant ainsi que ses propres œuvres.

“Le regard des femmes”

Pour redécouvrir l’œuvre d’Armel-Beaufils, Sharon Kivland, artiste, écrivain et universitaire, a regardé l’ensemble des sculptures autrefois réalisées avec un modèle, d’après nature ou à partir de photographies. Celles-ci, marquées par les conventions de l’époque, traduisent cependant une attention et une affection réelles pour leur sujet ainsi qu’un attachement au lieu. « La question que je me suis posée quand j’ai été invitée à organiser l’ exposition de ces œuvres à Saint-Briac était comment les placer dans un contexte contemporain où elles pourraient retrouver leur dynamisme et agir dans le présent ».

Sharon Kivland choisit de faire sortir de leurs réserves plusieurs dizaines de moulages en plâtre. Chaque statuette est proposée à une artiste en vue d’ engager une correspondance dont le contenu est ouvert (texte, dessin, photographie, diagramme…) mais non la forme qui deviendra dans l’exposition, le « cartel » de l’œuvre. Ce travail est conçu comme les pages d’un livre, qui témoignera de l’installation, chaque œuvre apparaissant sur une double page face à une photo de l’œuvre à laquelle elle répond. Pour réaliser les cartels, le livre, ainsi que pour choisir la couleur des socles sur lesquels seront disposées les sculptures d’Armel-Beaufils, Sharon Kivland est accompagnée d’une graphiste et artiste, Véfa Lucas.

Les artistes sont les suivantes :

Yuna Amand, Isabelle Arthuis, Félicia Atkinson, Léa Bénétou, Cécile Benoiton, Chantal Blanchy, Laura Brunellière, Anne-Marie Creamer, Béatrice Dacher, Florence Doléac, Carole Douillard, Christelle Familiari, Rachel Garfield, Bernadette Genée, Lena Goarnisson, Anabelle Hulaut, Dominique Hurth, Bettina Hutschek, Rebecca Jagoe, Sharon Kivland, Angélique Lecaille, Laurence de Leersnyder, Jeannie Lucas, Véfa Lucas, Ariane Michel, Hélène Mugot, Michelle Naismith, Georgia Nelson, Aurélie Noury, Bharti Parmar, Monik Rabasté, Catherine Rannou, Linda Stupart, Eva Taulois, Anaïs Touchot, Sylvie Ungauer, Emmanuelle Waeckerle, Julie Westerman, Charlie Youle, Katharina Zimmerhackl.

Le projet comprend également la réalisation d’un nouveau plan-guide qui indiquera aux visiteurs où découvrir à ciel
ouvert d’autres œuvres d’Armel-Beaufils dans Saint-Briac, notamment divers monuments dont le monument aux morts face à l’église.

Topa

2016

” le monde selon André Maire “
Commissaire d’exposition : Christophe Penot

 

” 100 titres ” par Hervé Beurel
Commissaire de l’exposition : Catherine Elkar, directrice du Frac Bretagne

2015

20ème édition du festival d’Art qui s’est déroulé du 3 juillet au 6 septembre avec :

” Emile Bernard, héraut de la peinture moderne “
Au Presbytère

commissaire d’exposition : Christophe Penot

 

“Christophe Cuzin, Où, Alors… “
au Presbytère et dans l’espace public

commissaire de l’exposition : Catherine Elkar, directrice du Frac Bretagne

2014

” Pierre Péron en liberté “
A la Chapelle et au Couvent de la Sagesse

“Jacques Villeglé, paysages typographiques “
au Presbytère, commissaire de l’exposition : Mme Catherine Elkar, directrice du Frac Bretagne